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dimanche 24 juillet 2011

Asakusa - Le Japon côté traditionnel

Difficile d'évoquer la visite de Tokyo sans parler du quartier d'Asakusa, un quartier du Nord-Est de la ville fréquenté par des tombereaux de touristes... en cela qu'il comporte à la fois des monuments traditionnels tels que le temple Sensô-ji et où se concentrent les boutiques à touristes de Tokyo.


La visite d'Asakusa en bref

Arrivés à Asakusa (cf. données pratiques), le choix privilégié par de nombreux touristes consiste à franchir la porte immense qui se dresse devant vous: le Kaminari-mon, la porte du Tonnerre qui renferme dans ses montants deux Dieux (du vent, à gauche, et de la foudre, à droite). Le plus impressionnant restant la lanterne énorme sous laquelle vous passerez et... les tongs qui se trouvent sur le montant gauche (une fois que vous l'avez franchi ou quand vous arrivez de la rue Namikase). Géantes, ces chaussures auraient été abandonnées par le Bouddha.

Le Kaminari-mon côté Namikase-dôri


Une fois le Kaminari-mon franchi, vous arrivez dans la rue Namikase, particulièrement animée... et pleine de touristes. Pas étonnant lorsque l'on donne un coup d'oeil aux boutiques: elles vendent toutes des souvenirs ou O-miyage, en Japonais: c'est une tradition au Japon où un voyage doit toujours être source de cadeaux pour les personnes à qui vous avez annoncé votre départ (collègues, amis, famille) sous peine d'être très mal vu. La rue Namikase vous permettra de préparer votre retour en France, avec estampes, chats porte-bonheur, baguettes, petites pâtisseries japonaises, porte-clé, drapeaux, éventails...

La Namikase dôri


Au bout de cette enfilade de boutiques qui doit bien faire 500 mètres, une nouvelle porte, nommée Hôzô-mon, qui annonce l'entrée dans le temple Sensô-ji ou Asakusa Kannon (nom de la divinité pour lequel il a été érigé). C'est le plus ancien et le plus connu des temples tokyoïtes: il aurait été fondé en 628 par trois pêcheurs avant d'être construit comme on le connait en 1692. Bien qu'il ait été détruit lors de la Seconde Guerre Mondiale, il a été ensuite reconstruit à l'identique. Il est entouré de nombreux édifices, et notamment d'une pagode à 5 étages sur votre gauche. Au sein de ce même ensemble, l'Asakusa-Jinja, sanctuaire sur votre droite qui rend hommage aux trois pêcheurs qui aurait fondé le Sensô-ji, vaut aussi le détour. C'est de ce lieu que part chaque année, le 3ème weekend de mai, la procession du Sanja-matsuri, le plus grand festival shintoïste du monde, qui rend hommage à ces trois pêcheurs. Notez aussi que lors de la fête des fleurs, le 8 avril, des processions d'enfants défilent au Sensô-ji.

Hôzô-mon


Sensô-ji


La visite de Asakusa est alors bien avancée. Vous pouvez ensuite décider de rejoindre Yoshiwara (à 1,5 kilomètre au nord), ancien quartier des maisons closes de Edo (ancien nom de Tokyo), ou préférer vous perdre dans les petites ruelles du quartier. Si vous deviez retourner vers la gare et le pont Azuma (ou Azumabashi), n'oubliez pas de lever la tête pour admirer la flamme dorée qui surmonte l'immeuble de la marque de bière Asahi, une oeuvre réalisée par un designer français (Philippe Starck).

Bonne visite !


Marièke Poulat


Anecdote: O-mikuji

Si l'abondance de touristes est parfois gênante, elle a des avantages. Ainsi, le temple Sensô-ji propose des O-mikuji (ou diseurs d'avenir) à la fois en Japonais et en anglais qui vous permettront de vous essayer à cette tradition japonaise pour 100 yens (la plupart du temps, seule une version japonaise existe). Il s'agit d'un petit papier que vous pouvez soit piocher soit désigner à l'aide de différents stratagèmes qui sont expliqués (notamment en secouant une boîte en bois d'où sort un bâtonnet numéroté qui vous indique quel tiroir ouvrir...). Le papier obtenu vous annoncera votre fortune à venir... et si celle-ci est mauvaise, vous n'aurez qu'à laisser le papier derrière vous, noué sur l'un des fils: ainsi les Dieux vous oublieront et la mauvaise fortune ne se réalisera pas.


Un O-mikuji


Données Pratiques

Accès: Pour accéder à Asakusa, deux solutions:
- L'arrêt de métro Asakusa qui se trouve sur la ligne Toei Asakusa se trouve à seulement quelques mètres du Kaminari-mon pour peu que vous choisissiez la sortie éponyme.
- Pour ceux qui ont opté pour le JR Pass et qui préfèrent utiliser la ligne JR et donc la ligne Yamanote, vous pouvez vous arrêter à Ueno, qui est la gare la plus proche. Prenez alors la sortie Higashi Ueno 3 et la rue Asakusa-Dôri. Remontez-là sur environ un kilomètre et prenez sur la gauche sur la rue Namikase : après deux cent mètres, vous ne pourrez pas rater le Kaminari-mon qui se dressera devant vous.


Petit coup d'oeil à Google Map


Agrandir le plan


Hébergement: Situé dans l'un des quartiers de Tokyo les plus proches de l'aéroport Narita, il y a de nombreuses facilités pour habiter sur place pour des prix très raisonnables (autour de 2000 yens la nuit) pour ceux qui voudraient rester pour visiter Tokyo pendant une semaine dans des conditions très simples mais sympas (en dortoir ou en chambre, sans petit-déj...): les auberges Khaosan.

samedi 23 juillet 2011

Le musée du manga à Tokyo

Installé dans une ancienne école et entouré d’un parc en herbe synthétique afin de pouvoir s’y allonger en été pour y lire un manga emprunté, le Musée International du manga de Kyoto (ou International Museum of Manga of Kyoto) est un havre de paix. Passionnés de manga attention, vous pourriez ne pas voir passer le temps… d’autant plus si vous avez quelques petites connaissances en japonais.


Entrée du musée



Visite du musée

Ouvert en 2006 par la ville de Kyoto en collaboration avec l’université Seika, qui propose une section manga, le musée a été installé dans une ancienne école primaire. D’où son organisation assez labyrinthique. Après avoir traversé une cours d’herbe synthétique où les lecteurs viennent s’allonger pour lire quand il fait beau, on arrive dans le hall. Direction les caisses où l’on vous parlera en anglais et en japonais. Sur votre gauche, le début de l’exposition avec notamment des échantillons des BDs du monde entier (dîtes bonjour à Titeuf et à Tintin en passant), sur votre droite, la boutique où vous pourrez faire un tour en fin de visite, avec des mangas, bien sûr, mais aussi des artbooks, des goodies et autres lires spécialisés pour apprendre à dessiner des mangas.

En fonction de la période à laquelle vous découvrer le musée, les expositions changent. L’ayant visité par hasard lors de la semaine d’exposition des travaux des élèves de l’université, ces derniers étaient disposés à l’entrée et des courts-métrages des élèves étaient diffusés sur un écran à l’écart. Les élèves étaient à l’entrée et discutaient tranquillement.

Le plus impressionnant, selon moi, fut au moment d’accéder au second étage et de découvrir le mur de manga… une pièce dont les murs sont entièrement recouverts de mangas classés par année et par style. Ou comment Naruto et One Piece ne sont définitivement pas les seuls mangas japonais. Au centre, des expositions temporaires des dessins des plus grands mangakas et des jeux en japonais. Les multiples salles qui suivent présentent comment faire un manga, comment il est dessiné : sa trame, son storyboard, le dessin… et elles sont liées par des couloirs s

Au vu du nombre impressionnant de livres et des explications qui décrivent chaque œuvre, il est intéressant d’avoir des bases en japonais pour apprécier le musée et s’y perdre. Ce dernier est d’ailleurs parsemé de bancs et de fauteuils où il fait bon s’asseoir pour se plonger dans la lecture d’un classique. Mais ce n’est pas nécessaire. Les yeux brillent au moment de découvrir les multiples dessins exposés et si le novice en japonais ne passera certainement pas une journée à regarder les images, il pourra définitivement y prendre du plaisir. De même si vous avez un intérêt pour le dessin (et pas fondamentalement pour le manga).


Données pratiques

Le musée est situé sur la rue karasuma-Oike, dans le quartier Nakagyo-ku. De la gare de Kyoto, prenez la ligne Karasuma et descendez à l’arrêt Karasumaoike. C’est une ligne du métro de Kyoto et vous en aurez pour 210 yens et une dizaine de minute de trajet. Vous pouvez aussi décider de marcher : 3 kilomètres séparent la gare de Kyoto du musée.



Agrandir le plan


Il est ouvert tous les jours sauf le mercredi de 10 à 18 heures. La dernière entrée est autorisée à 30 minutes avant la fermeture, mais je vous déconseille de n’y rester qu’une demi-heure :c’est beaucoup trop court pour l’apprécier ! En été, cependant, entre le 14 juillet et le 31 août 2011, le musée ne ferme jamais, pas même les mercredis et l’horaire est étendu jusqu’à 20 heures. Notez que le musée ferme exceptionnellement durant les vacances de la Nouvelle Années (comptez au moins les 4 premiers jours de Janvier durant lesquel le Japon s’arrête de vivre) et trois jours dans l’année pour la maintenance.

Pour y accéder, vous devrez vous acquitter de : 800 yens pour les adultes, 300 yens pour les collégiens et lycéens et 100 yens pour les élèves de primaire. Comme de nombreux musées au Japon, il n’y a donc pas de réduction étudiante… Pour les fans de mangas qui resteront sur Kyoto pour une durée d’un an, il existe le MMPass avec accès illimité au musée et à sa bibliothèque mais pas aux expositions temporaires pour 6000 yens pour les adultes, 3600 pour collégiens et lycéens et 1200 pour les primaires. Notez aussi que l’entrée est gratuite lors de certains événements, comme lors de la semaine d’exposition des travaux réalisés par les étudiants de l’université, fin février (en 2011). Vérifiez les événements et autres expositions temporaires sur le site internet en anglais, bien plus fourni que le site français.


Conclusion

Après avoir visité trois temples, deux musées d’estampes et de calligraphie et quatre centres commerciaux, un arrêt s’impose au Musée International du Manga. D’une part, parce qu’il est le seul existant dans le monde et d’autre part, parce que vous découvrirez un autre pan de la culture japonaise qui mérite d’être aperçu. Et surtout parce que le musée est très calme et ce qu’il présente est très beau.


Marièke Poulat


* Website en français/anglais et japonais :
http://www.kyotomm.jp/
http://www.kyotomm.jp/english/
http://www.kyotomm.jp/french/

samedi 16 juillet 2011

Nara, une ancienne capitale magique dans le Kansai

Nara, très ancienne capitale du Japon (de 710 à 789) est une des villes que vous devrez visiter au moment de vous rendre dans le Kansai car elle regorge d'histoire, entre ses temples, son site impérial, et de magie... les cerfs peuplant son parc participant à l'ambiance zen qui y règne. Cependant, la ville n'est pas aisée à visiter en un jour, car elle comporte plusieurs sites à voir à l'ouest et à l'est, avec des transports en commun peu pratiques.

Carte de Nara


Aussi, si vous ne disposez que d'une journée à Nara et que vous avez un choix à faire, je vous propose de vous concentrer sur le parc, à l'est, où s'entassent temples impressionnants et cerfs... et d'occulter l'ouest de la ville. C'est le choix que j'ai fait car j'avais déjà visité Kyoto et Tokyo et que les temples et les palais impériaux, c'était du déjà-vu...

Je n'ai passé qu'une journée à Nara, sans y rester pour dormir: c'est possible car la ville est très proche par train de Kyoto et de Osaka. De Kyoto, la ligne JR Miyakoji, dont un train part toutes les 30 minutes, met 45 minutes à rejoindre la gare JR Nara de la gare principale de Kyoto pour 690 yens. Evitez la ligne Kintetsu qui coûte plus cher et ne fonctionne pas avec le JR pass. Au départ de Osaka, c'est la ligne Yamatoji qui dessert la gare principale de Nara: elle passe à la gare Osaka (45 minutes et 780 yens) et Tennoji à Osaka (30 minutes 480 yens).

Une fois arrivé à Nara, direction l'ouest, vers le Parc... Il est à peine en vue que l'on aperçoit les premiers habitants de Nara. Les cerfs, ils sont plus de 1000 ! Et en liberté. Sur votre droite, à ne pas manquer, le Kofukuji avec ses pagodes de 3 et 5 étages. Il était cependant en travaux au moment d'y passer. En continuant vers le sud, vous devriez tomber sur le plan d'eau Isaware Ike, un plan d'eau où se reflète la pagode à 5 étages. Vous pouvez ensuite continuer vers le sud pour tomber sur le Gangô-ji, un autre temple qui vaut le coup aussi mais dont l'entrée est payante (400 yens)... Notez que les meilleures rencontres sont parfois les plus inattendues: le petit temple de l'amour est particulièrement joli entre Isaware Ike et le Gangô-ji.

Direction le parc, au nord, et le todai-ji. C'est le temple qui se trouve au dos des pièces de 10 yens. Il est particulièrement imposant et à l'intérieur se ''cache'' le plus grand bouddha en bois en intérieur du Japon qui culmine à plus de 15 mètres de haut. Si l'entrée est payante, elle le mérite. Sans compter que vous pouvez accéder au paradis à l'intérieur pour peu que vous parveniez à vous faufiler dans le mince trou qui se trouve dans l'un des piliers du temple: il fait la taille de la narine du bouddha... et les enfants n'auront pas de mal à s'y glisser, les adultes auront plus de mal.

Dans le parc, je vous conseille sans hésiter le sanctuaire shintoïste Kasuga lui aussi situé dans le parc qui compte plus de 3000 lanternes, faites de bronze, de bois ou de pierre, sur lesquelles de nombreux noms sont inscrits. Moins visité et moins connu que le Todai-ji, l'atmosphère qui y règne est magique, surtout en fin de semaine.

Avant de retourner en centre-ville pour reprendre votre train, contournez la Wakakusayama, une colline à l'herbe sèche qui surplombe le parc. Chaque année, le 28 janvier, elle est le théatre du festival de Nara Wakakusayama Yamayaki... Yamayaki qui signifie montagne grillée... Le feu est mis à la montagne au cours de cérémonies en tout genre qui agitent tous les temples de la ville.

Ville très calme et à taille humaine, elle est particulièrement agréable à visiter. Je l'ai vraiment apprécié. Les cerfs n'enlèvent rien, même si c'est parfois impressionnant de se retrouver encerclée par plusieurs d'entre eux. Crise de fou rire garantie avec les hurlements des jeunes japonaises qui s'amusent à les nourrir avant d'être impressionnées par l'attroupement qui se forment autour d'elles... Une ville où vous devez nécessairement vous arrêter si vous passez par le Kansai.

Marièke Poulat

Une anecdote pour les amateurs de Naruto

Un des personnages de naruto au QI impressionnant mais à la fainéantise sans égale s'appelle Shikamaru Nara. Il s'agit d'un jeu de mot de l'auteur en japonais. En effet, Nara, son nom de famille, se rapporte à la ville japonaise du même nom, alors que ''Shika'' signifie ''cerf'' en Japonais. ''Maru'' est finalement un suffixe souvent ajouté aux prénoms des garçons et à le sens du développement.

Visite du quartier de Harajuku (à Tokyo)

S’il est bien moins connu que Shibuya, quartier des modeuses de Tokyo au carrefour fou, Harajuku est un quartier central de la vie des jeunes de la ville, situé à quelques encablures de Shibuya (seul un arrêt les sépare sur la ligne Yamanote). C’est l’un de mes quartiers tokyoïtes préféré pour sa diversité et sa constante agitation.

Diversité à Harajuku

Sans retomber dans le cliché classique de la dualité de l’ancien et du moderne au Japon, il est vrai que la diversité est de mise dans le quartier de Harajuku. Dans le même dimanche, on peut tout aussi bien y croiser des jeunes filles déguisées à l’effigie de leurs mangas préférés qu’une femme habillée de blanc célébrant son mariage dans le sanctuaire de Meiji, le plus grand lieu de culte shintoïste du pays. Sans oublier que dans ce quartier deux types de population se cotoient dans deux rues parallèles : d’un côté, la Takeshita Dôri, la rue des adolescents et des jeunes, et de l’autre, l’Omedetesandô, les Champs Elysées japonais… avec forcément, un public plus âgé et plus fortuné. Et surtout, des internationaux, les gaijins, qui viennent visiter ces lieux reconnus et sont peut-être plus nombreux que les japonais.

Takeshita Dôri

Située en face de la sortie « Takeshita Dôri » (sortie 1) de la ligne Yamanote, son entrée est surmontée d’un portique et d’un clown entouré de ballons, illuminé durant les fêtes de fin d’année. La rue, assez étroite, est perpétuellement bondée. Le dimanche, il est presque impossible de toucher les pieds par terre et c’est la foule qui vous guide. Agoraphobes, s’abstenir ^^ Takeshitadôri compte un nombre impressionnant de boutique dont les activités sont dédiées aux jeunes : des goodies, des accessoires, des fast-foods (Lotteria, McDo...) et restaurants particuliers (le all-you-can-eat Sweet Paradise, spécialisé dans les sucreries), des magasins de vêtement, de chaussures… Et des enseignes plus surprenantes, typiquement japonaises : des magasins de costumes pour se la jouer Goth Lolita, la boutique officielle Tamagochi (à gauche de l’entrée de la Takeshita Dori), un sous-sol entier de Purikuras (les photomatons customisables), des boutiques d’idoles (où vous pouvez acheter des photos des idoles), le hyaku-en-shop le plus grand du Japon ou encore des stands de vendeurs de crêpes remplies de crème chantilly… Bref, le paradis des jeunes.

Omotesandô

Et, à à peine 200 mètres, l’Omotesandô, le paradis de la modeuse (très) aisée. Sur une large avenue boisée aux faux airs de Champs Elysées comme on en fait assez peu au Japon, les marques les plus prestigieuses de la Haute couture mondiale se pressent : Prada, Louis Vuitton, Cartier, Dior… Si vous n’oserez peut-être pas entrer dans les boutiques de peur d’être décalé, l’architecture même du quartier est intéressante tant les designers semblent avoir eu carte blanche. Je vous conseille aussi un petit arrêt chez Kiddy Land, un magasin de jouets situé sur l’Omotesando qui est aujourd’hui en cours de déménagement, dans une des petites rues perpendiculaires. Vous y débusquerez toutes ces marques qui ont pu faire rêver petits et grands enfants : Hello Kitty, tous les goodies des films du Studio Ghibli, Pokemon…

Sanctuaire shintoïste Meiji et le parc Yomogi

Mais comme je le disais en introduction, il y en a pour tous les goûts à Harajuku. Et si vous n’êtes pas trop « magasin » et monde, un petit tour dans le parc de Yoyogi s’impose. Vous pouvez y accéder facilement, par la sortie 2 de la gare Yamanote de Harajuku. Passez le pont (où vous pourrez tomber sur des Cosplays tous les dimanches… même si vous verrez vite qu’il y a plus de photographes que de gens déguisés) et vous arriverez à l’entrée du sanctuaire de Meiji qui est situé dans le parc Yoyogi (ou Yoyogi Koen) et annoncé par un tôri. Vous devriez tomber dessus en quelques minutes de marche. Il se trouve à 500 mètres du pont, environ… vous ne pourrez pas le rater ;) Il n’a rien de très particulier mais sa taille est impressionnante et vous pourrez assister à des défilés lors des mariages qui ont lieu toute l’année. Et puis, la documentation est aussi disponible en anglais, de même que les prédictions en tout genre. Une bonne manière de découvrir la religion shintoïste.

Ou comment il est aisé de changer d’atmosphère trois fois en une balade de quelques heures à peine. Si vous ne prenez pas le temps de vous arrêter dans chaque boutique, trois, quatre heures vous suffiront… Mais je vous conseille de prendre un peu plus de temps pour flâner dans les différents magasins et autres boutiques pour prendre un peu la température du lieu.

mardi 12 juillet 2011

Yokohama, la voisine de Tokyo

En plus d’être une marque de moto reconnue, Yokohama est aussi le nom d’une des plus grandes villes japonaises (avec plus de 3,5 millions d’habitants), située dans la banlieue tokyoïte. Seules 45 minutes de train de banlieue séparent Tokyo et Yokohama et nombreux sont les étudiants originaires de Yokohama qui font chaque jour la navette entre les deux villes. Un trajet que je vous conseille de faire pour découvrir une ville qui mérite le coup d’œil.

Se rendre à Yokohama au départ de Tokyo

Il est donc particulièrement aisé de rejoindre Yokohama de Tokyo. Et ce, par l’intermédiaire de plusieurs lignes de trains, gérée par la compagnie JR East. La solution la plus courte et la moins chère est celle de partir de Shibuya, avec la ligne Tokyu Toyoko qui vous emmène jusqu’à la gare principale de Yokohama en 25 minutes pour 260 yens (moins de 3 euros !). Mais vous pouvez aussi partir des gares Shinjuku ou Ikebukuro avec la ligne Shonan Shinjuku (environ 30 minutes et 540 yens, contre 30 minutes et 380 yens si vous montez à Shibuya). Ou encore de l’arrêt Tokyo ou de Shinagawa avec la ligne Tokaido : 25 minutes et 450 yens de Tokyo et 20 minutes et 280 yens de Shinagawa.

Une fois arrivé à Yokohama, vous pouvez décider de sillonner la ville à pied (ce qui peut être sympa, puisque la ville, balnéaire, est plutôt agréable et propre) ou de la traverser plus rapidement grâce au métro pour vous retrouver directement là où vous souhaitez aller. Il existe aussi des trajets en bus.

La carte de la ville

Que visiter à Yokohama ?

Les plans ne manquent pas. Que ce soit le parc, le stade (qui a accueilli la finale de la Coupe du Monde 2002 et accueille encore de nombreux concerts), la rade du port, le musée des ramens instantanées (oui, oui…), un temple où viennent se recueillir les joueurs de football ou encore le Chinatown… il y en a pour tous les goûts à Yokohama, qui est aussi l’un des premiers ports où sont arrivés les internationaux (d’où la présence d’un cimetière international). Sans compter que son caractère de ville balnéaire en fait un endroit très agréable où se balader et où faire ses achats de souvenirs. Yokohama n’est pas seulement une ville dortoir, mais un pôle d’activité à part entière… comme le montre l’activité de son port. C’est aussi une ville très axée sur le loisir, une sorte d’Odaiba géante, avec des parcs de jeux et des grands centres commerciaux. Des caractéristiques qui en font une destination idéale pour une sortie d’un jour ou plus.

Le centre de Yokohama

La rade de Yokohama

Zoom sur le Chinatown

Si la ville de Tokyo n’a pas de Chinatown, ce dernier a été délocalisé sur Yokohama qui en comporte un impressionnant. Reconnu officiellement en 1955 lors de la construction de la porte principale, il date de plus de 150 ans à l’arrivée des premiers immigrants chinois au Japon. C’est le plus grand Chinatown d’Asie avec entre 3000 et 4000 habitants, même si peu d’entre eux sont des chinois. Il comporte énormément de restaurants chinois… cependant, si vous voulez manger chinois, il existe de nombreux restaurants moins chers à Tokyo, car l’étiquette « restaurant chinois du Chinatown » semble se payer chère…

La porte principale du Chinatown



Yokohama, bien qu’assez peu différente de Tokyo, est une ville plus lente… peut-être plus européenne dans sa façon d’être organisée et de vivre. Elle est une bonne ville à découvrir pour une sortie si vous restez longtemps à Tokyo… cependant, si vous n’avez qu’un court séjour au Japon et souhaitez aller à l’extérieur de Tokyo pour une journée de visite, privilégiez Kamakura (un peu plus loin mais culturellement plus détonante avec le Bouddha géant et des temples bouddhistes et sanctuaires shintoïstes impressionnants).

Marièke Poulat
PS/ Notez qu’elle est jumelée avec Lyon, en France.

vendredi 24 juin 2011

Visite express de Tokyo par la ligne Yamanote

Complétée en 1925 et aujourd'hui gérée par la JR East, la ligne Yamanote ou, en japonais, la Yamanote sen, est la ligne historique de Tokyo tant par son âge que par sa situation. Formant une boucle, elle met environ une heure à encercler l'ensemble du centre tokyoïte et passe ainsi par la plupart des lieux à visiter à Tokyo... ou comment un bon moyen de visiter Tokyo consiste à avoir un hôtel proche d'un des arrêt desservi par cette ligne, en sachant de plus qu'elle n'est pas très chère (de 130 à 250 yens) et qu'un train arrive généralement toutes les deux, trois minutes.

Petite visite au départ de Shinjuku de la capitale japonaise grâce à la Yamanote.

Arrêt Shinjuku: La plus grande gare du monde est composée de pas moins de 25 sorties différentes... attention donc au moment de choisir une destination de consulter la sortie où vous souhaitez vous rendre. Grâce à cet arrêt, c'est l'ensemble du quartier de Shinjuku, et notamment la mairie tokyoïte de 45 étages ainsi que le Kabukicho que vous pourrez voir. Petit plus: le temple Hanazono, au coeur des buildings.

Arrêt Shin-Okubo (le suivant dans le sens des aiguilles d'une montre): Quartier Coréen de Tokyo. Un petit arrêt s'impose si vous voulez goûter à la cuisine coréenne, mais attention: de nombreux restaurants chinois commencent à s'y installer, donc vous pourriez vous retrouver à manger chinois...

Arrêt Takadanobaba : Le quartier étudiant de Tokyo. Et pour cause, plusieurs universités, dont Waseda, se trouvent à proximité. Le Rotary, place située en face de la gare, vaut le détour le samedi soir tant les étudiants sont nombreux à s'y retrouver... un mini Shibuya en puissance.

Arrêt Ikebukuro : Un autre pôle animé de la ville. Les gratte-ciels s'y accumulent et les grandes enseignes aussi. Une réplique des magasins situés à Shinjuku, cependant... Il n'est peut-être pas utile de s'y arrêter. Sauf si vous souhaitez jeter un coup d'oeil à l'Animate Tower, temple des fans d'animés avec des goodies de toutes vos séries préférées.

Arrêt Ueno : Ce quartier est non seulement connu pour son parc, végétal et animalier, mais aussi pour l'ensemble des musées qu'il comporte, dont le National Tokyo Museum. De là, il est aussi possible d'accéder à pied au quartier d'Asakusa et au temple Sensoo-ji. Autant dire que ce quartier est un incontournable.

Arrêt Akihabara : Le quartier des Geeks. Autrement connu sous le nom de la ville lumière. Constamment illuminé, ce quartier est connu par ceux qui aiment les jeux d'arcades et d'argent (Pachinko, …). Le groupe de J-Pop AKB 48 s'y produit plus de trois fois par semaine.

Arrêt Tokyo : Située au plein coeur de Tokyo, la gare est le terminus de la plupart des Shinkansen du pays. Elle se trouve surtout proche d'une entrée du Kôkyo, ou Palais Impérial, et il est possible d'accéder au quartier de Ginza, quartier luxueux de la ville en s'y arrêtant.

Arrêt Shinbashi : Cette gare du sud tokyoïte est située dans le quartier classe de Ginza. Elle est le terminus de la ligne Yurikamome qui se rend à Odaiba, une île artificielle consacrée au divertissement. Elle est aussi un des moyens d'accéder au Tsukiji, le marché aux poissons célèbre de Tokyo, contre une dizaine de minutes de marche environ.

Arrêt Hamamatsucho : La gare de la Yamanote Line la plus proche de la Tokyo Tower. Elle est aussi l'une des gares où s'arrête le monorail, ligne dont les trains se rendent à l'aéroport local d'Haneda en une vingtaine de minutes.

Arrêt Shinagawa : L'une des plus grandes gares d'échange de la ville et surtout l'une des plus vieilles, avec la ligne ouverte en 1872 entre Shinagawa et Yokohama. La gare reste d'ailleurs très desservie par les trains se rendant à Yokohama. À proximité de la gare se trouve le temple bouddhiste Sengakuji.

Arrêt Shibuya : Si le quartier est connu par toutes les modeuses de la ville et peut-être du monde entier, du fait de ses gratte-ciels de magasins de vêtement et à l'ambiance qui y règne, son carrefour gigantesque a été immortalisé dans tous les livres d'histoire pour illustrer le Japon. Au bas de la gare se trouve en effet le carrefour où l'on se presse, ainsi que la statut de Hachiko, le chien fidèle, point de rendez-vous célèbre des jeunes tokyoïtes.

Arrêt Harajuku : Un dernier arrêt pour un quartier des plus cosmopolites. Connu pour être le quartier des jeunes, avec notamment la Takeshita dori, fréquentée essentiellement par des jeunes et des étrangers et décorée de magasins d'idoles, de vêtements et de goodies en tous genres, il recèle d'autres surprises. À proximité se trouve en effet l'Ometesando, les champs élysées de Tokyo: une avenue particulièrement classe où se pressent les grandes enseignent occidentales comme japonaises. Et, à quelques encablures de la gare, on trouve une entrée du parc Yomogi et on peut accéder aisément au sanctuaire shintoïste Meiji, l'un des plus grands de la ville.

Et puis, l'on revient à Shinjuku... Le tour en train, la plupart du temps sous terre, a duré environ une heure. Pas mal pour un premier aperçu de Tokyo, non ?

Marièke Poulat

Atterrir au Japon

Avant de me lancer dans une description des moyens de transports disponibles au Japon, il semble encore plus évident de parler de l'arrivée au Japon. Où atterrir au Japon ? Et, surtout, comment rejoindre les principales villes japonaises ? 

Premièrement, si de nombreuses villes japonaises sont dotées d'aéroport, seuls quatre sont internationaux dans le sens où vous pourrez y atterrir en arrivant de France (certains desservent les pays alentours, comme Haneda, à Tokyo, d'où peuvent partir des avions pour Taïwan, par exemple). Les aéroports internationaux sont ceux de Tokyo (Narita), Osaka (Kansai International Airport) et Nagoya (Centrair A) et Fukuoka, sur l'île la plus au sud.

Ensuite, comme tout aéroport qui se respecte, ils ne sont pas situés au centre de la ville et les rejoindre demande souvent un peu de patience... et quelques conseils car, comme en France, les navettes express proposées sont plus chères que les autres moyens d'accéder au centre-ville.

C'est notamment le cas pour le Narita Express, un train qui relie l'aéroport au centre de Tokyo en une à deux heures selon le trafic et la gare où vous souhaitez vous rendre. Le ticket pour ce train vaut 3000 yens pour aller jusqu'à la gare de Shinjuku, alors que vous pourrez limiter les frais à environ 1500 yens en empruntant la Keisei Skyliner... la limite étant que vous devrez vous arrêter à l'arrêt Nippori ou Ueno (attention, vous marcherez plus...) et emprunter ensuite la ligne Yamanote pour vous rendre jusqu'à Shinjuku (compter 1h pour le Skyliner jusqu'à Ueno et 20 à 30 minutes entre Ueno et Shinjuku). Un peu plus difficile, certes, mais aussi un peu moins cher... Vous avez les cartes en main, vous pouvez décider ;) Notez au passage que vous pouvez prendre le Shinkansen de l'aéroport même, pour le sud ou pour le nord. Pour ce qui est du second aéroport tokyoïte, Haneda, il est moins loin du centre que le premier: Narita est tout de même à 66 kilomètres de Tokyo ! Aussi, vous pouvez le rejoindre par train de la station Hamamatsucho en vingt minutes, un train partant toutes les dix minutes, et ce, pour moins de 500 yens.

De même, les aéroports de Nagoya (rallié à la ville par le réseau JR ou le métro de Nagoya – 10 à 15 minutes), de Osaka (JR West – 60 minutes) et Fukuoka (métro de la ville – Ligne Kuko – 250 yens pour 10 minutes) sont plus ou moins loin de leurs villes respectives et vous pourrez utiliser les navettes pour vous y rendre. Le système est toujours le même: si les trains express vous offre un service rapide et pratique, il est aussi plus cher que les trains alternatifs qui nécessitent une certaine connaissance du réseau... ou un certain esprit d'aventure que l'on n'a pas toujours dès l'atterrissage. Il existe en effet plusieurs types de trains, les locaux, les semi-express, les express... qui diffèrent selon les arrêts effectués et dont l'utilisation de certains donnent lieu au paiement d'un surplus.

Enfin, en ce qui concerne la desserte de chacun de ces aéroports, il est évident qu'il sera plus aisé de se rendre à Tokyo et dans le nord du pays en atterrissant à Tokyo et de visiter Kyushu et donc le sud en arrivant à Fukuoka. Pour ce qui est de Nagoya ou de Osaka, le choix semble moins décisif, au vu de la proximité de ces deux villes... mais si vous comptez vous rendre à Kyoto ou Kobe, optez pour Osaka (à environ 1h30 de l'aéroport) et notez qu'il existe un bateau express reliant Nagoya à la péninsule d'Ise. Enfin, il est possible de se décider pour un tour du Japon avec arrivée à Tokyo et départ de Fukuoka, grâce à l'option ticket multi-destination des compagnies aériennes qui permettent de définir des aéroports différents sur un même billet aller-retour. Un tour du Japon rendu possible notamment par le JR pass seulement accessible aux étrangers et dont nous parlerons une autre fois...

Marièke Poulat

mardi 19 avril 2011

Promenade dans Kyoto Nord-Ouest


Après le Ginkaku-ji, le Pavillon d'Argent, à l'Est de Kyoto, voici venu le temps de visiter le Kinkaku-ji. Un tout petit peu de connaissances sur le Japon devrait vous permettre de deviner ce qui se cache derrière ce nom, mais je laisse un peu de suspense jusqu'à la fin de cet article... C'est que le Nord Est de Kyoto regorge de sites connus à visiter et que l'on va commencer par l'extrème Est, à Arashiyama.

Pour atteindre la partie la plus à l'Est de la ville de Kyoto, nous avons choisi de prendre la ligne JR en direction de Hozukyo: mes amies avaient le JR Pass qui leur permettait de ne pas payer, ce qui nous a motivé à réduire un peu notre temps de marche. Nous nous sommes arrêtées à l'arrêt Saga-Arashiyama Station (160 yens à partir de la Gare de Kyoto). Sur place, nous nous sommes perdues dans cette vieille ville traditionnelle, à l'image du pont en bois très connu qu'elle renferme, le Togetsu-kyo. Un peu plus loin, on trouve le célèbre Temple Tenryuji, mais son prix nous a dissuadé d'y pénétrer: 400 yens. Nous avons ensuite décidé de nous diriger vers la forêt de Bambous, sortes de roseaux géants qui plient mais ne rompent pas. La promenade est intéressante, même si on peut se lasser du paysage au bout d'un certain moment car rien ne ressemble plus à un bambou qu'un autre bambou.

La forêt traversée, il s'agissait de prendre le chemin du Kinkaku-ji, point d'orgue de notre visite du Nord de Kyoto. D'Arashiyama à ce dernier, il vous faudra pas mal de temps: au moins une heure de marche, environ, au milieu des buildings, puisque c'est quatre kilomètres qui vous séparent du quartier du Kinkaku-ji. Si cela vous fait peur, il existe des bus pour relier les deux sites.

Arrivés dans le quartier autour du Kinkaku-ji, plusieurs temples sont conseillés par les guides. C'est le cas du Ninnaji et du Ryonaji (pour son jardin zen). Nous nous sommes contentées de la visite du second, fondé en 1450, car son jardin zen est considéré comme le plus parfait. Il faudra débourser 400¥ pour pouvoir pénétrer dans l'enceinte du temple: le parc est gratuit (plutôt joli d'ailleurs) mais le temple lui-même, où se situe le jardin zen, ne l'est pas... et il faut avouer que si il est intéressant de découvrir ce jardinage un peu particulier, il est assez difficile de profiter de la méditation sensée être permise par cet environnement. En effet, il est d'usage de s'assoir pour observer ce jardin qui est constituée par 15 rochers entourés de galets peignés et d'y méditer. Cependant, difficile de se concentrer sur quoi que ce soit quand vous êtes entouré par une foule discontinue... Un conseil, venez tôt. Si vous êtes un peu regardant sur vos sous et que le jardin zen du Ginkaku-ji vous avait suffit, gardez votre argent pour ce qui suit...

Car le temple situé à quelques centaines de mètre de là, le Kinkaku-ji, ou le Pavillon d'Or vaut le coup d'oeil et ses 500¥. Ce n'est pas pour rien qu'il est le temple le plus visité du Japon... car, à l'opposé du Pavillon d'Argent, qui n'avait jamais vu une goutte d'argent, ce temple a bien été recouvert d'or, comme prévu. Créé au XIVème siècle, cette ex-résidence d'un Shogun (plus important chef militaire du Japon Féodale) est par la suite devenu un temple qui a brûlé à plusieurs reprises: seul le Pavillon d'Or est resté et brille aujourd'hui de milles feux... et se reflète particulièrement bien dans le lac dans lequel il baigne, alors que le parc qui l'entoure permet de le photographier sous tous les angles.

Autour de ce site majeur de Kyoto, les boutiques d'Omiyage, ces souvenirs que les japonais doivent rapporter à leurs collègues, se pressent... et vous devriez trouver les souvenirs que vous cherchez, proches de ce que vous pourrez trouver du côté de Gion. Après avoir un peu tourné au milieu des boutiques, vous pouvez continuer la balade en direction du Sud. À une heure de là, se trouve le Nijo-jo, le château de Kyoto. Fermé à 16h, il faudra vous dépêcher (ou rejoindre le site par le bus) si vous voulez visiter ce château féodal construit de 1601 à 1603. L'entrée vous coûtera 600¥, alors que la location des audioguides en anglais est à 500¥.

Nous sommes personnellement arrivées trop tard pour pouvoir y entrer... et nous avons décidé de finir là pour notre balade dans Kyoto Nord Est, avant de la reprendre plus tard dans la soirée: une petite sortie dans Kyoto de nuit est ainsi plutôt intéressante, notamment du côté de la gare, qui, avec ses 11 étages offre une vue panoramique sur Kyoto et une alternative gratuite aux 600¥ qu'il vous faudra débourser pour accéder au somment de la Kyoto Tower.

Sur ce, bonne nuit et à demain pour une troisième journée dans Kyoto, dans le Sud, cette fois.

Promenade dans Kyoto Est

La promenade que j'ai conseillé précédemment à l'est de Kyōtō comprend un nombre important de temples et sanctuaires, mais aussi pour couper l'ensemble, quelques petits déambulages dans le Quartier de Gion... sans oublier un passage obligé au Palais Impérial. Autant dire que cette balade du côté de l'Est de Kyoto est avant tout une balade dans le temps...

Avec un hôtel situé dans le Sud Est de Tokyo, l'Écono Inn, situé sur la Kawarachi Dôri, nous avons presque logiquement opté pour une visite de l'Est de Kyōtō en premier. Après une bonne trentaine de minutes de marche depuis l'hôtel, nous avons enfin rejoint notre première destination, le temple bouddhiste Sanjusangedo (400¥). Ce temple datant du XIIème siècle n'a, de l'extérieur, pas grand chose pour le recommander... mais il renferme un trésor des plus impressionnants avec plus de 1000 statues de bois, à l'image des divinités bouddhistes. Les informations en anglais les rende accessibles à un public non initié. Notez cependant que vous ne pourrez pas prendre de photo à l'intérieur.

Ensuite, direction le nord, vers le Kiyomizu. Attention, pour le rejoindre, il est possible que vous deviez emprunter une petite rue qui grimpe pas mal, slalomant dans un cimetière très étendu... pas forcément pratique, mais vous serez récompensé de vos efforts une fois en haut. Le sanctuaire shintoïste Kiyomizu est splendide et situé en hauteur, comme vous aurez pu le noter en le rejoignant, il offre une vue intéressante sur Kyōtō. Une vue qui peut être encore améliorée en empruntant un petit chemin accessible du sanctuaire mais payante: il faudra débourser 300¥ pour pouvoir la prendre, alors que l'accès au sanctuaire est gratuit.

Après ces moments de recueillement, petit détour par le quartier des Geishas: le quartier de Gion. Changement d'ambiance, mais pas tellement de décor. La ville ayant échappé aux bombardements de l'aviation américaine pendant la Seconde Guerre Mondiale, le quartier est resté intact et traditionnel. Pas de conseil particulier... Perdez vous dans les rues étroites et ouvrez bien les yeux... vous apercevrez peut-être une geisha... Je n'ai pas eu cette chance, cependant.

En remontant vers le nord, vous croiserez de nouveau de nombreux temples et sanctuaires. Le sanctuaire Yakasa, ainsi que le Heian sont plutôt jolis (et gratuits)... mais ils sont bien entendu beaucoup moins connus que celui que vous vous apprêtez à croiser sur votre chemin: le Ginkaku-ji ou pavillon d'argent. Avant cela, patience. Commencez par emprunter le Chemin de la Philosophie, un petit chemin calme qui longe une petite rivière. Vous déboucherez finalement sur le Ginkaku-ji. Enfin. Sur sa porte d'entrée. Cette fois, ce sont 400¥ qu'il faudra payer pour entrer.

Mais cela vaut le coup. Car si ce temple bouddhiste du XVème siècle n'est pas, comme son nom l'indique, recouvert d'argent, du fait de la mort précoce de son commanditaire, c'est son environnement qui vaut le coup d'oeil. Ce temple en bois est en effet entouré d'un très beau jardin zen (constitué de galets ratissés) et d'une promenade dans les hauteurs qui permet de voir l'ensemble d'en haut.

L'Est de Kyōtō est ainsi bien survolé et il est ensuite intéressant de repartir en direction du Centre-ville. Si vous prenez l'Imegawa-Dôri, vous passerez devant la célèbre Université de Kyōtō... avant d'arriver au Parc Impérial. Vous pouvez alors choisir de le traverser tout de suite ou de donner un coup d'oeil un peu plus au nord au sanctuaire Shimogamo (gratuit) (qui ressemble beaucoup à ceux que vous avez déjà dû apercevoir avant cependant...). Le Parc Impérial est très étend, il fait 84 hectares, de même que le Palais Impérial (1300 m sur 700m)... mais ce dernier n'est pas aussi aisément accessible. Si le Parc est complètement ouvert au public, il faudra remplir de nombreuses formalités pour avoir accès au Palais (réserver à l'avance1, formulaires...).

Si vous n'avez pas réservé, contentez vous d'en faire le tour... et puis, de toute façon, il doit maintenant se faire tard et vous devez être fatigué: tout parcourir à pieds limite les frais de transports, mais peut-être pas de cordonnerie ^^. Bref, il est déjà l'heure de rentrer. Vous pouvez vous diriger vers le Sud en traversant les petites rues typiques du Centre-ville ou choisir d'emprunter la Kawaramachi-Dôri où de nombreux grands magasins sont présents.

Il est maintenant temps d'aller se coucher... car la journée qui suit sera elle aussi longue et sportive.
Alors, Bonne nuit !

Marièke POULAT

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1) Voilà le lien si vous êtes intéressés, car il faudra vous y prendre à l'avance...: sankan.kunaicho.go.jp

La boutique officielle de Square Enix


Une des raisons pour lesquelles je me suis intéressée au Japon, il y a maintenant plus de dix ans, sont les jeux vidéos. Et pas n'importe lesquels. Si Pokemon et le mignon Pikachu ont eu un petit rôle à jouer, c'est avant tout la série des Final Fantasy par Squaresoft, puis Square Enix depuis 2003 après le rachat d'Enix par Square, qui m'a fait plonger. Avec une mention très spéciale à Final Fantasy X. Alors, forcément, de passage au Japon et a fortiori à Tokyo, un détour par le building de Square Enix s'imposait. Enfin, le building... disons la boutique officielle à Tokyo. C'est un peu différent.

La compagnie de Square Enix a son quartier général dans le Shinjuku Bunka Quint Building à la limite entre Shinjuku et Shibuya, à Tokyo. Il se trouve sur la Koshu-Kaido Dôri à quelques minutes à pieds de la station Shinjuku, à côté de l'Université pour femmes de la culture (la Bunka Fukusa Gakuin). Inutile de dire que ce n'est pas là que vous, petit touriste passionné, êtes le bienvenu... mais bien à quelques centaines de mètres, au Square Enix Showcase. Il se trouve sur la même route et une fois l'Université dénichée, il vous suffira de continuer sur quelques mètres.

Au milieu des buildings, des routes et des autoroutes en hauteur, vous finirez par apercevoir une vitrine familière... Des peluches à l'effigie des mascottes de Final Fantasy (en vrac Chocobos, Mogs, Tomberrys, Pampas..) et de Dragon Quest vous saluent et un panneau indique gaiement Square Enix Showcase. Ça y est, vous y êtes. Comme dans tous les magasins japonais, on vous accueille à grand coups de « Irrashaimase ! » dans une boutique vidée de monde. Elle est assez petite et se limite à deux étages. Mais c'est peut-être mieux comme ça: ça limitera la casse pour votre porte-monnaie... car vous devriez y trouver de quoi faire malgré sa petite taille.

Au premier, des peluches, des figurines à échanger et à monter, des grigris à mettre sur les téléphones portables... Ils sont issus des mascottes des jeux les plus populaires et semblent être renouvelés en fonction des nouveautés de la marque. Au moment de mon passage, c'était Smile Slime qui était à l'honneur pour une boutique toutes de couleurs vêtues. Un peu plus plus au fond du magasin, les différents CD, DVD et jeux de Square Enix. Vous pourrez notamment en écouter certains... mais vous devriez grimacer un peu en en découvrant le prix: tous les CDs étant à plus de 3 000 yens. Dans une dernière alcôve, des tee-shirts, des écharpes, des posters... là encore, ils dépendent des nouveautés et des collections.

À quelques marches de là, le second étage et... les yeux qui s'ouvrent grands devant les produits proposés et surtout au moment de mettre les pieds sur un étrange invité... Là, sous nos pieds, incrusté dans le sol, Sephiroth nous surveille. De quoi vous filez des frissons... mais pas vous faire perdre votre intérêt. Cet étage propose en effet les produits les plus impressionnants (et les plus chers): les figurines de grande taille et les bijoux. Ces premières coûtent environ 4 000 yens (ou plus selon la taille) et sont isues des jeux tout juste parus et des plus anciens... Avec la sortie de Final Fantasy Dissidia 012 le 3 mars 2011 (et ma visite le 7...), il est clair que c'était ce jeu et ses personnages (de tous les jeux Final Fantasy précédents) qui était à l'honneur. Squall, Cloud, Yuna, Lightening et autres Sephiroth et Tidus étaient donc un peu de partout. Quant aux bijoux, on en trouvait de Final Fantasy VII (Cloud), VIII (Squall), X (Tidus) et XIII, ainsi que de Kingdom Hearts. Magnifiques et en tous points identiques à ceux des jeux vidéos, ils sont cependant assez chers. Enfin, il était proposé une série de trois parfums, de Cloud, Sephiroth et Lightening, qu'une des employées de la boutique m'a fait tester.

À vrai dire, en tant que passionnée de FFX et intéressée par FFXII, j'ai été un peu déçue du faible nombre de goodies pour ces deux licences... La taille de la boutique est définitivement trop petite. Et même si c'est peut-être mieux pour votre porte-monnaie, j'avais espéré trouver plus de produits originaux: la plupart sont en effet disponibles dans les Tokyu Hands, les Animate... (à des prix plus élevés, cependant: fait étonnant, la boutique officielle pratique les meilleurs prix).

Cependant, elle reste l'étape conseillée à un amateur de Square Enix qui devrait trouver ici de quoi s'émerveiller et se rappeler les nombreuses heures passées devant sa console. Et puis, si Tokyo vous paraît un peu loin, il reste toujours l'alternative du site internet qui met à votre disposition tous les goodies proposés dans la boutique officielle =^^=1.

Marièke POULAT

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Kyoto en trois jours


La ville de Kyoto a été pendant presque 1000 ans la capitale du Japon entre 794 et 1868. De ces années à la tête du Japon, elle retire un patrimoine culturel, religieux ou encore historique qui en font une destination nécessaire lors d'un voyage dans le pays. Sans compter que sa taille réduite (elle comporte 1,5 millions d'habitants comparés aux 13 millions de la ville de Tokyo), en fait une ville qu'il est possible de parcourir à pieds, à condition d'être assez sportif et plutôt organisé. Si je ne peux rien faire pour améliorer votre condition physique, il m'est cependant possible de présenter ici rapidement trois promenades pour visiter les sites majeurs de cette ville en trois jours1.

Séjournant à l'Econo Inn, plutôt à l'Est de la ville, c'est cette partie que nous avons décidé de faire en premier. Elle se compose de nombreux sites, entre temples bouddhistes (Sanjusangen-do, Ginkakuji ou Pavillon d'Argent...), sanctuaires shintoïste (Kyomizu-dera, Yasaka-jinja, Heian-jinguu...) et, pour changer un peu, des quartiers traditionnels où il est très agréable de se perdre. Mention très spéciale au fameux quartier des Geishas de Gion et à la promenade le long du chemin de la philosophie, à l'écart de l'agitation de la ville... pour peu que vous y alliez tôt ou en hiver cependant. Puis, si vous avez encore un peu d'énergie, passage au centre ville conseillé dans la foulée. En passant par l'Université de Kyoto puis en retraversant la rivière de la ville, vous devriez tomber sur le Parc Impérial et sur le Palais. Un peu au nord, vous pouvez aussi vous arrêter au temple Shimiogamo-jinja.

Pour le second jour, nous avons opté pour la visite du Nord Ouest de la ville. Pour le rejoindre, nous avons opté pour le train. Arashiyama, petite ville au nord Ouest de Kyoto est très agréable pour la balade. Elle propose un temple très connu, le Tenryu-ji, un pont en bois célèbre, mais aussi un Parc aux Singes (non visité) et une forêt de bambous surprenante. En partant ensuite à pied vers l'Est, vous trouverez les temples bouddhistes célèbres Ryoan-ji (pour son jardin zen) et le Kinkakuji ou Pavillon d'Or (pour... lui-même). Redescendez ensuite dans le Sud pour tomber sur le château de la ville, le Nijo-jo.

Enfin, le troisième jour a plutôt été consacré au Sud de Kyoto. Là encore, il est possible de prendre le train pour se rendre à la première destination, le Sanctuaire shintoïste Fushimi-Inari. Demi-tour ensuite vers la gare pour aller donner un coup d'oeil au sanctuaire To-ji et à sa pagode de cinq étages. Puis, un petit arrêt à la gare pour admirer la vue d'en haut s'impose. Si il vous reste du temps, vous pouvez remonter au Nord, aux sanctuaires Nishi Hongan-ji et Higashi Honga-ji (sanctuaires de l'Ouest et de l'Est). Entre les deux, de multiples petites routes traditionnelles sont intéressantes.

En plus de ces hauts lieux de la mémoire japonaise, d'autres monuments sont intéressants à visiter. La touristique Tour de Kyoto, le surprenant Musée du Manga... mais aussi tous les musées d'histoire ou d'art dont je ne suis pas friande... d'où le fait que je n'y soit pas passée. Pour ce qui est des achats de souvenirs, rendez-vous du côté de Gion (pour de l'artisanal) ou à la gare pour du plus classique. Quant au shopping, c'est au centre de Kyoto, notamment aux croisements de la Shijo-dori et de la Kawaramachi-Dori: allez donner un coup d'oeil sous les arcades vous devriez être surpris.

Oui. Parmi les 2000 temples et sanctuaires de la ville, sans compter les petits quartiers à voir et les parcs où flâner, il y a définitivement du temps à passer à Kyoto. Tout dépend du genre de choses que vous aimer et de la façon dont vous aimer visiter une ville: certains aiment être organisé, d'autres préfèrent se perdre et tomber sur des lieux surprenants. Kyoto se prête parfaitement à ces deux façons de visiter. J'espère que ce petit aperçu rapide vous aidera à vous décider dans cette jungle de monuments qu'est Kyoto et je vous donne rendez-vous dans les articles suivants pour une découverte plus approfondie de la ville.

Marièke POULAT

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PS: Inutile de dire que ces itinéraires demande énormément de marche entre les différents sites... et donc de temps. Aussi si vous voulez passer plus de temps dans les lieux parcourus, vous pouvez avoir envie de prendre les transports en commun, très pratiques. Les lignes locales de JR ainsi que de métro sont nombreuses et la gare, au centre sud de Kyoto est facile d'accès. Les bus relient aussi les principaux lieux touristiques, même si le bus gratuit dont il est question sur certains sites internet n'existe plus... Justement, en ce qui concerne les prix, ils sont assez proches de ceux pratiqués à Tokyo: compter entre 130 et 160 yens pour faire quelques arrêts dans la ville. 

1) Pour une description plus approfondie, se référer aux articles sur Kyoto

Une semaine dans le Kansai


Si Tōkyō est immense et suffirait amplement à remplir un voyage de deux semaines au Japon, vous manqueriez une partie de la diversité de ce pays en y restant clouer. Tōkyō est au Japon ce que Paris est à la France. Or, pourriez vous dire que vous connaissez la France rien qu'en visitant Paris ?

C'est dans ce sens que j'aimerais vous proposer ici une alternative à l'agitation tokyoïte. Une alternative d'une semaine du côté du Kansai. Une région au centre de l'île d'Honshu, la principale île du Japon sur laquelle se trouve aussi Tōkyō, plus à l'Est. Une région qui renferme les trésors d'histoire que sont les villes de Kyōto et Nara (toutes deux anciennes capitales du pays), mais qui permet aussi d'appréhender sa modernité et son extravagance à travers la troisième plus grande ville nippone, Ōsaka.

De part son importance, l'accès à cette région est aisé que vous choisissiez d'y atterrir directement de l'étranger, par l'intermédiaire de l'Aéroport International du Kansai (à 50 minutes de Ōsaka en navette et 1h15 de Kyōto en train), ou d'arriver de la capitale. Si vous avez l'intention de visiter à la fois Tōkyō et le Kansai, une bonne solution peut être le JR Pass qui donne un accès illimité au Shinkansen (seulement les lignes Hikari, cependant) et aux lignes JR de tout le pays pour 245€ pour 7 jours, 391 pour 14 et 499 pour 211. Notez cependant pour ceux qui résident au Japon qu'il n'est pas possible de l'acheter à l'intérieur du Japon ou de l'utiliser sans un visa tourisme... pour les résidents tokyoïtes, il faudra donc opter pour une autre solution pour rejoindre le Kansai. Le coût du Shinkansen étant pour le moins élevé (compter entre 12 000 et 14 000 yens pour voyager entre Tōkyō et Kyōto, soit plus de 100€ l'aller, et autant pour le retour...), une autre solution peut s'avérer être le bus de nuit. Des compagnies telles que Orion ou Willer Bus permettent de relier les deux villes pour environ 90 000 yens (soit moins de 90€) l'aller-retour. Le bus met environ 8h entre les deux villes et part entre 22h et 23h pour arriver aux alentours de 7h. C'est la solution la plus économique et elle a forcément ses désavantages: il est difficile de dormir dans le bus, l'arrivée très tôt dans la matinée peut poser problème puisque rien n'est encore ouvert et la journée et la journée qui suit devrait s'avérer longue... Notez aussi que c'est la solution la plus prisée par les étudiants.

Une fois le Kansai rejoint, il est possible d'opter pour différentes façons de le visiter. Au cours des articles qui suivent, j'en proposerais une: celle que j'ai choisi au moment d'en faire le tour. Il s'agit de rester sur Kyōto durant toute la semaine et d'effectuer des voyages à la journée vers les villes et sites alentours. Cela est rendu possible par l'important réseau de transport et notamment de lignes JR entre les villes du Kansai (notez que les déplacements seront gratuits si vous avez opté pour le JR Pass): Nara est à 45 minutes de train local, Ōsaka à 30, quant au château d'Himeji, il est à 40 minutes de Shinkansen. Les hôtels sur Kyōto sont multiples et de standing différents mais pour des raisons de budget limité, nous en avons visité deux types différents, à très bas prix. Vous trouverez sur ce site la présentation de l'hôtel de type occidental Econo Inn (pour moins de 3 000 yens soit 30€ la nuit) et du Ryokan (auberge japonaise traditionnelle) Shimizu (pour 5 000 yens soit 50€ la nuit).

La région du Kansai permet d'avoir un aperçu rapide de la diversité du Japon, entre, pour reprendre un cliché sur ce pays, modernité et tradition. Les anciennes capitales que sont Nara (710 à 794) et Kyōto (794 à 1868) recèlent de monuments historiques, alors qu'Ōsaka semble aussi agitée que la capitale actuelle. Il existe bien entendu d'autres sites à voir dans cette région, tel que le Château d'Himeji (en reconstruction jusqu'à 2012 cependant), la ville portuaire de Kobé, tristement célèbre pour avoir été dévastée par un séisme en 1995, ou encore le Mont Kōya et la Péninsule d'Ise. Cependant, une semaine est vite passée et je me contenterai dans les articles à venir de retracer 5 jours entre Kyōto, Nara et Ōsaka, puisque ceux sont ces dernières que j'ai eu l'opportunité de visiter lors de mon passage dans le Kansai en Février 2011. 

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mardi 22 février 2011

Un hôtel à Kyoto: l'Econo Inn

Voyager au Japon peut s'avérer cher. Très cher. Trop cher ? Entre les transports, les repas, l'hôtel et le prix des visites, le portefeuille peut vite flancher. Kyoto, bien qu'un peu moins cher que Tokyo, n'échappe pas à la règle. Pourtant, du fait de son statut d'ancienne capitale et de la richesse de ses sites, il est difficile de penser venir au Japon sans y passer quelques jours. Alors comment profiter de son voyage sans trouer son porte-monnaie ?
Si je ne prétends pas avoir la recette d'un séjour revenant à moindre coût, je peux cependant vous donner l'adresse d'un hôtel qui devrait vous permettre de limiter les frais de séjour un peu... Pratique et assez peu cher comparé aux services qu'il offre, l'Econo Inn est assez intéressant. En plus de proposer des prix très accessibles, ce petit hôtel familial est situé assez proche de la gare de Kyoto et est facile à trouver, tout en restant très calme.

Pour environ 3 000 yens la nuit (30€) par personne, vingt et une chambres de style occidental pour une, deux ou trois personnes, ainsi qu'une chambre de style japonais pour 4 à 8 personnes, sont mises à disposition des clients. Je n'ai pas eu accès à la chambre de type japonaise, mais peu confirmer que la chambre de type occidental pour trois personnes était propre. Télévision, yukata, shampoings ou encore un sèche-cheveux (à demander à l'accueil) étaient disponibles. Des services intéressants pour 3 000 yens par nuit surtout lorsque l'on sait que le prix peut-être plus faible: le prix est dégressif en fonction de la longueur du séjour, plus d'informations sur ce sujet étant disponibles sur le site1.

Sur ce dernier, vous trouverez aussi une carte d'accès. L'hôtel est situé sur la rue Kawaramachi, à une quinzaine de minutes de la gare de Kyoto et à égale distance du célèbre quartier de Gion, ce qui est assez pratique. Bien que les adresses et le nom des rues ne soit pas toujours indiquées au Japon ce qui peut parfois poser un problème quant à l'accessibilité des sites, cela ne pose aucun problème ici tant il est facile de mettre la main dessus: la rue Kawaramachi est une des rues principales de Kyoto et l'enseigne de l'hôtel, bleue et lumineuse, se repère d'assez loin. De plus les horaires d'arrivée (à partir de 15h) et de départ (jusqu'à 11h) sont plutôt larges et donc pratiques. Sans compter qu'à partir du moment où l'on entre en possession de la clé, l'entrée est ouverte 24h sur 24.

Pour le prix proposé, il n'est servi ni dîner ni petit-déjeuner, mais café et thé sont disponibles dans le hall d'accueil. Celui-ci, composé du comptoir de la réception et de plusieurs tables permet de s'y installer pour manger, pour discuter, regarder la télévision, presque allumée en permanence, ou encore se rendre sur internet. Un ordinateur connecté à internet est ainsi libre d'accès 24h sur 24. Intéressant aussi à noter, le fait qu'il soit aussi possible de se connecter à partir des chambres sur son propre ordinateur portable: à l'aide d'un code donné à l'accueil, le réseau wifi de l'hôtel est accessible gratuitement.

Les services sont donc assez nombreux et, fait important, toujours rendus avec un sourire. C'est un vieux couple de japonais qui tient l'hôtel, parfois assisté par des étudiants dont ce doit être un travail d'appoint comme il est la norme d'avoir pour les étudiants japonais. Toujours prêts à rendre service, vous pourrez demander tout aussi bien un stylo, un renseignement, un parapluie ou encore le droit de laisser vos valises avant votre arrivée ou après votre départ sans avoir l'impression de déranger: le sourire est toujours là. Pour peu que vous parliez quelques mots de japonais, vous les remplirez de joie... même si il est possible de s'adresser à eux dans un anglais très simple, leur niveau étant assez faible mais suffisant pour obtenir des informations basiques. D'ailleurs, le site internet est à la fois en japonais et en anglais et mes amies, de France, n'ont eu aucun mal à réserver.2

Bref, vous aurez compris que ce petit hôtel est vivement conseillé pour ceux qui, malgré un budget réduit, veulent profiter d'un séjour agréable sur Kyoto et d'un accueil tout aussi sympathique. 

Marièke POULAT
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mercredi 9 février 2011

Le métro à Tokyo

L'une des images les plus célèbres du Japon que l'on a en tête, après celles des temples, des cerisiers en fleur et des Geishas, est celle d'un métro complètement bondé qui se vide et se remplit par vague. Et comme souvent, avec les clichés, cette image manque un peu de précision. Car si le métro tokyoïte est effectivement bondé aux heures de pointe et que la gare de Shinjuku est la plus grande gare du monde avec plus de 3 millions d'usagers par jour, il n'en reste pas moins qu'il est souvent possible de s'asseoir dans le métro hors des heures de pointe et que ce moyen de transport rencontre assez peu de retards malgré le nombre de personnes l'empruntant chaque jour. 

 Le métro de Tokyo aux heures de pointes
(Michael Fulvia, un photographe*)
Ce premier cliché un peu démystifié, passons à la seconde question... Est-il possible d'utiliser le métro à Tokyo si l'on ne parle pas un mot de japonais ? La réponse. Oui. La plupart du temps. Et ce, grâce à un système bien adapté aux étrangers, à commencer par la présence du nom de chaque station et de chaque ligne en kanjis (les caractères japonais importés de Chine et illisibles...) mais sous-titrés en romajis (traduction du japonais en caractères romains que l'on peut lire sans difficulté). Chaque ligne est marquée par une couleur et une lettre différente et chaque station bénéficie d'un chiffre qui permet de la situer sur la ligne et d'une musique particulière... C'est comme ça que l'on peut bénéficier de la musique de Astroboy à chaque fois que l'on descend à Takadanobaba, le quartier où ce personnage est né le 7 avril 2003. De plus, les bornes permettant d'acheter les tickets peuvent être paramétrées en anglais... Il suffit d'appuyer sur la touche « English », une touche que l'on est toujours rassuré de trouver, même si on a quelques bases de japonais. Dans les gares, il est donc assez simple de s'y retrouver. Dans les rames, il est aussi à noter que le nom des stations est affiché sur un écran, en kanjis et en romajis la plupart du temps... il y a encore quelques lignes où il n'y a aucun nom d'inscrit et il faudra alors faire marcher son oreille ou demander à son voisin qui le plus souvent vous aidera (Cf. petit lexique en fin d'article). 
 
 Kanjis et romajis sur la ligne Hibiya

Alors oui, si l'on est capable de se débrouiller dans le métro parisien ou lyonnais, il est possible dese débrouiller dans le métro tokyoïte. A cela près que le système est un peu différent. Il existe en effet deux compagnies différentes de métro à Tokyo ce qui complique un peu les déplacements et surtout les paiements puisqu'en cas de changement de ligne, il faut acheter un ticket différent... pas toujours très pratique et souvent assez cher au final. Les deux compagnies sont la JR East et le Tokyo Subway Metro. La première s'occupe de la ligne Yamanote, ligne centrale à Tokyo desservant la plupart des quartiers importants de la ville (tels que Shinjuku, Shibuya, Akihabara, Ueno, Ikebukuro...), et de lignes extérieures à la ville allant sur Kamakura par exemple. Les lignes dont s'occupent le Tokyo Subway Metro sont à l'intérieur de la ville uniquement. Notons que l'on parle actuellement d'une fusion à Tokyo pour l'année prochaine, mais cela reste très hypothétique.

Les différentes compagnies de Tokyo

Le passage d'une compagnie à une autre n'est en pratique marqué que par un portillon, les lignes étant proposées dans les même gares... et est visible au moment de payer. Le système de paiement du métro tokyoïte est un peu différent de ce que l'on peut trouver en France puisqu'il s'agit de payer en fonction de la distance parcourue. Ainsi, à chaque arrêt son prix, indiqué par des pancartes situées autour des bornes où l'on peut acheter son ticket. Pour faciliter les transports, il est aussi possible de se munir d'une carte prépayée. Il en existe deux différentes: la Suica, proposée par la société JR East, et la PASMO, proposée par le Tokyo Subway Metro. Elles coûtent toutes les deux 500 ¥ (ou environ 5€) et peuvent être rechargée à hauteur de 1000 à 10 000 ¥, mais leur utilisation ne baisse en aucun cas les prix. Pour les clients ponctuels, il n'y a pas vraiment de différence entre ces deux cartes, la seule différence existant à propos des abonnements mensuels: les abonnements mensuels à la JR East se font uniquement sur la Suica, alors que la PASMO n'accepte que les abonnements mensuels des lignes proposées par le Tokyo Metro.

Pasmo et Suica

Il n'est donc pas très difficile d'emprunter le métro à Tokyo, à cela près que la taille des stations peut au départ effrayer... trouver la bonne sortie peut ainsi s'avérer épique lors des premières visites... Veillez par exemple à vérifier le numéro de la sortie proche de l'endroit où vous souhaitez vous rendre pour éviter de trop tourner. Et n'hésitez pas à demander aux personnes vêtues d'un uniforme et placés à chaque portillon de sortie ou aux points informations: ils ont en leur possession une carte de Tokyo en anglais et se feront un plaisir de vous renseigner... à cela près qu'ils ne parlent pas toujours anglais... (Cf. Petit lexique).

Ces informations ne sont cependant valables que pour le métro de Tokyo... car, pour avoir décidé de m'aventurer un peu plus loin en train, il est apparu que les aménagements spécifiques pour ceux ne maîtrisant pas le japonais ne sont pas encore faits de partout... et ce, même à une heure de Tokyo. Sans compter que le système de trains est parfois un peu compliqué, entre Shinkansen (le TGV japonais), Train express ou train local. Aussi, si vous voulez tenter une escapade en dehors des limites de Tokyo, prenez bien le temps de préparer votre voyage et au besoin, de demander encore votre route aux agents de la gare, sous peine de payer un excédent car vous avez pris le mauvais type de train... (ça sent le vécu...).

Mais, après tout, vous êtes aussi venu au Japon pour vous prouver votre capacité d'adaptation, non ? Alors profitez, vous ne serez pas tous les jours à l'autre bout du monde... Et, surtout, bon voyage !

Marièke POULAT

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Petit Lexique ! (que vous avez en dix fois mieux dans votre Guide du Routard -_-')
  • きっぷ = Kippu = Ticket
  • 駅 = えき = Eki = Gare
  • 北口 = Kitaguchi = Sortie Nord
  • 南口 = Minamiguchi = Sortie Sud
  • 東口 = Higashigushi = Sortie Est
  • 西口 = Nishigushi = Sortie Ouest
  • 「Lieu」はどこですか。= 「Lieu」wa doko desu ka ? = Où est 「ce lieu」?
    → Et notamment, Où on est ? Ima wa doko desu ka ? Ou Koko wa doko desu ku ? 

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* http://www.tuxboard.com/metro-de-tokyo-aux-heures-de-pointe/